Rencontre citoyenne avec les gendarmes
27 novembre 2007

accueil

 
Si la gendarmerie a fait une « descente » l'autre vendredi au lycée Chappe-Verne de Saverne, ce n'était pas pour régler un éventuel problème, mais pour une rencontre constructive avec la classe de terminale BEP métiers de la vente organisée par leur professeur Mme Jendrysiack et la documentaliste Mme Gourmelon.

 Ce sont plus précisément les gendarmes Demmel et Fenninger de la brigade de prévention de la délinquance juvénile, basée à Strasbourg depuis 1997, qui ont bien voulu répondre aux questions préparées par les élèves dans le cadre de l'éducation civique, juridique et sociale.
 Après avoir précisé quelques points de droit tels que la distinction entre crimes, délits, contraventions, les différences entre les jugements au civil ou au pénal, les gendarmes ont largement puisé dans leur expérience quotidienne d'application de la loi des exemples visant à faire comprendre aux élèves la gravité de certaines infractions : du piéton qui traverse sans regarder qui risque 4 € d'amende, à celui qui achète un téléphone portable pas cher à son copain et risque cinq ans de prison plus un million d'amende pour recel, en passant par la consommation de drogue quelle qu'elle soit, punie de 15 000 € et un an de prison, les exemples interpellant les élèves ont été nombreux.

Dialogue
 Mais tout le travail de la gendarmerie ne tourne pas autour de la répression, loin s'en faut. La discussion a permis d'expliquer que l'on n'est pas une « balance » parce qu'on s'adresse aux gendarmes, lesquels peuvent aussi intervenir pour tenter un dialogue dans certaines situations.
 Questionnés sur les erreurs judiciaires, les gendarmes ont précisé que tous leurs actes étaient soumis à contrôle par un autre service, et que contrairement aux feuilletons télévisés, ces erreurs sont bien rares du fait du nombre élevé de preuves nécessaires à la condamnation d'une personne.
 D'autres thèmes ont également été abordés : le racket, les statistiques de la délinquance qui reflètent parfois mal la réalité, les délinquances de la campagne et de la ville peu différentes, le vol à l'étalage qui pourra concerner plus particulièrement nos jeunes vendeurs.
 Plusieurs élèves se sont finalement montrés intéressés par les métiers de la gendarmerie. Le temps manquant, rendez-vous a été pris pour janvier où le service de recrutement de la gendarmerie viendra dans l'établissement pour de plus amples informations.

 

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 27 Novembre 2007. - Tous droits de reproduction réservés

     
     
     
     
     
     
     

 

 

 


accueil